J'avais 16 ans, il n'y avais pas que de la violence physique, mais aussi de la violence morale et ça je trouve qu'on en parle jamais assez.
C'est vrai que se vrai battre c'est pas facile, mais si en plus s'ajoute de la violence morale c'est encore pire !
C'était affreux, je n'avais aucune liberté, je ne pouvais pas faire ce que je voulais, ni m'habiller comme je le voulais, il m'appelait sans arrêt, ma boite vocale étais pleine, mais comme il ne croyais pas que c'était lui qui me la bloqué ben... il étais persuadé que j'étais avec un autre, une jalousie imaginative qui ma coûtée beaucoup, j'étais sans arrêt rabaissée, il jouait avec mes nerfs, me disait des choses affreuse, il n'y avais pas un jour ou je ne pleurais pas, il me surveillé tout le temps, même au lycée, il m'attendait toute les après midi à mon arrêt de bus, alors je prenais un arrêt plus loin pour l'esquiver, mais quand il la découvert... il ne faut pas croire que les gens dans la rue viennent t'aider, personne ne viens, il faut se débrouiller, et j'en passe...
Et je croit que passer la porte du commissariat a été dur, mais d'un seul coup je me suis sentie libre.
Vivre des truc comme ça c'est traumatisant, surtout quand les autres ne comprennent pas, te juge au lieu d'essayé de t'aider.
J'ai fais parti d'une association pendant un petit moment, et puis quand j'ai commencé a aller mieux, à ne plus trop y penser, je n'y suis plus allé, histoire de tourné la page.
Mais on oubli pas si facilement, je me retourne souvent quand je suis dans la rue, malgré que j'ai changé de numéro j'ai toujours peur quand mon téléphone sonne, j'ai eu du mal à faire confiance aux hommes, je me méfie tout le temps, là je suis avec quelqu' un depuis 1an et demi, mais quand on s'est rencontré j'ai eu du mal à lui donné mon numéro, quand je montais en voiture (y'a fallu un petit moment) je me collais contre la portière, je me disais comme ça si il fait un geste je saute...
Finalement, il est ma meilleure thérapie. J'ai entièrement confiance en lui.
Enfin bref tout ça pour dire, que malheureusement ce n'est pas un traumatisme qui nous quitte facilement, il faut beaucoup de temps.
Moi ça fais 4 ans que j'ai vécu cela, et je ne suis pas guéri.
C'est le genre de chose qu'on oubli pas.